05.07.2016

Maison d’arrêt de Basse-Terre : livraison d’un nouveau bâtiment en 2019

Lors de son déplacement en Guadeloupe, le ministre de la Justice a présenté un calendrier du chantier.

Dans le cadre de son déplacement aux Antilles, le ministre de la Justice s’est rendu en Guadeloupe où il a visité la maison d’arrêt de Basse-Terre, l’un des pires établissements en termes de conditions d’accueil en France. «Elle est tristement connue, pour les conditions de détention, la surpopulation, qui provoquent une violence croissante. Louis Mermaz, au Sénat le 9 décembre 2002, la décrivait comme un bagne», a reconnu Jean-Jacques Urvoas conscient que les multiples annonces de rénovation doivent aujourd’hui être suivies d’actions. «Avant de venir, j’ai lu le dernier rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté qui évoquait «un prochain début des travaux pour 2012»… Dans les fiches que j’ai reçues avant ce déplacement, il était écrit que les travaux auraient dû débuter au 1er semestre 2014 et s’achever au 2nd semestre 2017», a avoué le Garde des Sceaux avant de confirmer, certes prudemment, que «les travaux d’extension et de réfection auront lieu» et de préciser des autorisations d’engagement à hauteur de 65 millions d’euros.

UN BÂTIMENT DE 120 PLACES

Le projet est prévu en deux phases et aujourd’hui, l’Etat négocie avec les collectivités locales pour obtenir la maîtrise foncière et ainsi pouvoir lancer la première phase du chantier, soit la construction d’un nouveau bâtiment d’hébergement de 120 places et d’un mur d’enceinte. Selon Jean-Jacques Urvoas l’accord serait «proche» et estime une livraison des travaux pour 2019.

La seconde phase consistera en la démolition de tous les bâtiments existants et en la construction d’un deuxième bâtiment d’hébergement. «Cette seconde phase de 28 millions d’euros s’achèvera en 2021 », précise le ministre.

«L’amélioration des conditions de détention, ce n’est pas un slogan, c’est une réalité, c’est une conviction, c’est une exigence. C’est la raison pour laquelle je vais rendre un rapport aux commissions des lois à la mi-juillet, sur l’encellulement individuel. Pour moi, c’est un sujet fondamental», convient Jean-Jacques Urvoas dont l’ambition est que 80% des détenus puissent bénéficier d’une cellule individuelle. «Les hommes ont inventé la justice pour pouvoir dépasser la violence. Ils ont imaginé les tribunaux pour nous contraindre à reconnaître nos fautes. Ils ont conçu les prisons afin de nous permettre de les réparer. Voilà pourquoi la justice, dans une société, est un marqueur de civilisation. Voilà pourquoi l’univers pénitentiaire est une institution qui prépare l’avenir», a confié le ministre au personnel pénitentiaire de Guadeloupe.

Estelle Gasnet

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